Vainqueur de sa première Coupe de France au cours de sa deuxième finale historique au Parc des Princes face au champion de France en titre (l'AS Saint-Etienne), le SECB se retrouva qualifié pour sa troisième campagne européenne de son histoire en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe (la C2). Celle ci rassemble en principe les spécialistes les plus redoutables de la compétition à élimination directe. Cette aptitude au dépassement le jour J est une qualité particulière que n'ont pas forcément certaines équipes supérieures, plus à l'aise dans un championnat au long cours. Les "équipes de coupe" comme on les appelle, sont des aventurières cousues de cicatrices, au bandeau sur l'oeil (ou sur le front !), qui aiment vivre dangereusement ! Bastia est un peu de cette race de seigneurs buvant du sang de cheval dans des gobelets d'argent. En 1977-78, il a secoué l'Europe traditionnelle en se hissant jusqu'en finale de la Coupe de l'UEFA, après avoir éliminé le Sporting de Lisbonne, Newcastle, Torino, Carl Zeiss Iéna et les Grasshoppers de Zurich avant de tomber les armes à la main en finale contre les redoutables hollandais du PSV Eindhoven. En 81 donc, il a chippé la coupe aux Stéphanois à l'issue d'une finale exemplaire et merveilleuse. Pour cette coupe des coupes, on attend de lui monts et merveilles. Il faisait d'ailleurs parti si l'on en croit Antoine Redin, l'entraineur du sporting, des favoris au même titre que Barcelone, Tottenham et Tbilissi. Malheureusement, la route du SECB a croisée prématurément celle du Dynamo de Tbilissi qui n'était autre que le tenant de la Coupe des Coupes 1981 qui avait battu le ... Carl Zeiss de Iéna (le même que le Sporting avait terrassé en Coupe de l'UEFA 78) dans la seule finale européenne ayant jamais opposé deux clubs du bloc de l'Est. Cette campagne a donc tournée court.... mais la satisfaction d'avoir conquit trois fois le droit de jouer l'Europe en 9 ans fut la plus grande reconnaissance que le sporting récolta.

Parcours du Sporting en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes 1981-1982 :

Le 16 Septembre 1981, à Kotka, 4107 spectateurs, arbitre : Mr Johansson.
1/16° de Finale aller : Kotka TP (Finlande) - SEC Bastia : 0-0.
Avertissement : Cazes à Bastia.
Kotka : Kataja - Eriksson, Lehtinen, Tolsa, Bergqvist - J.Alila, A.Alila, Ukkonen - Lampi, Nironen, Tissari (Immonen 46°). Entr : Paatanen.
Bastia : Hiard - Cazes, Bacconnier, Orlanducci, Pastinelli - Ehrlacher, Fiard, Papi - Mariini, Milla, Ihily. Entr :  Redin.

Le 30 Septembre 1981, à Furiani, 8000 spectateurs, arbitre : Mr Garrido (Portugal).
1/16° de Finale retour : SEC Bastia - Kotka TP : 5-0 (Cazes 25°, Ihily 30°, Ponte 50°, Ihily 51°, Milla 87°).
Bastia : Hiard - Cazes, Fontana, Bacconnier, Pastinelli - Fiard, Ehrlacher, Papi - Ponte, Milla, Ihily. Entr : Redin.
Kotka : Kataja - Bergqvist, Suronen, Tolsa, Eriksson - Alila, Imonen, Vevihaunen (Tissari 65°), A.Alila - Lampi, Mironen. Entr : Paatanen.

Le 21 Octobre 1981, Furiani, 8000 spectateurs, arbitre : Mr Carillo.
1/8° de Finale aller : SEC Bastia - Dynamo de Tbillissi (URSS) : 1-1 (Sulakvelidze 55° pour Tbilissi, Milla 65° pour Bastia).
Avertissements : Tchivadze à Tbilissi, Milla à Bastia.
Bastia : Hiard - Cazes, Orlanducci, Badjika, Bacconnier - Fiard, Ihily, Papi - Ponte (Mariini 74°), Milla, Marcialis. Entr : Redin.
Tbilissi : Gabelia - Chisanichvili, Tchivadze, Chinchagachvili, Mudjiri -Svanadze, Sulakvelidze, Darasselia - Gutsalev (Taradze 83°), Kakilachvili, Chenguelia. Entr : Achalkasi.

Le 04 Novembre 1981, à Tbilissi (Dynamo Stadion), 90000 spectateurs, arbitre : Mr Roth (RFA).
1/8° de Finale retour : Dynamo Tbilissi - SEC Bastia : 3-1 (Chenguelia 15°, Sulakvelidze 60°, Chenguelia 74° pour Tbilissi, Milla 88° pour Bastia).
Avertissements : Svanadze, badjika à Tbilissi, Fiard à Bastia.
Tbilissi : Gabelia - Kizanichvili, Kinchagachvili, Tchivadze (Javnia 22°; Tchelevadze 87°), Mudjiri - Darasselia, Svanadze, Sulakvelidze - Kakilaschvili, Gutsaev, Chenguelia. Entr : Achalkasi.
Bastia : Hiard - Cazes, Orlanducci, Badjika, Bacconnier - Ehrlacher, Ihily, Fiard - Ponte, Milla, Marcialis. Entr : Redin.